Parco della Valle dei Templi di Agrigento


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Parc Archéogique et Paysager de la Vallée des Temples Patrimoine Mondial Unesco

Parc Archéogique et Paysager de la Vallée des Temples Patrimoine Mondial Unesco

Dans le Parc, qui mesure 1300 hectares environ, est conservé un patrimoine extraordinaire monumental et paysager: les vestiges de l'ancienne cité d'Akragas et le territoire environnant jusqu'à la mer. Dans la Vallée des Temples, déclarée par l'Unesco "patrimoine mondial de l'humanité", il existe l'un des plus importants complexes archéologiques de la Méditerranée, plongé dans un paysage agricole d'une rare beauté constitué en priorité d'oliviers centenaires et d'amandiers. Akragas fut l'une des principales colonies grecques de la Sicile couvrant une extension de 450 hectares environ; elle fut fondée vers 582 av. J.-C. par des colons venant de la voisine Gela et de Rhodes. Le site choisi était un haut-plateau naturellement protégé au nord par la Rupe Atenea et la Colline de Girgenti et au sud par la Colline des Temples, et délimité sur les côtés par les fleuves Akragas et Hypsas confluant vers le sud dans un fleuve unique à l'embouchure duquel était situé le port ancien (emporion). C'est justement du fleuve Akragas, riche en crabes, que la ville prit son nom.

Dès le début-sous la tyrannie de Phalaris (570-554 av. J.-C.), célèbre par sa cruauté - la cité développée en terrasses fut caractérisée par un plan d'urbanisme régulier. La Rupe Atenea était le siège de l'acropole avec son rôle sacré et de défense; la Colline des Temples abritait les sanctuaires monumentaux; la zone centrale les habitations et les édifices publics, tandis que les défunts étaient ensevelis dans les nécropoles extra-urbaines. Dans les dernières décennies du VIe siècle av. J.-C., Akragas fut entourée par une puissante enceinte fortifiée de 12 kilomètres de long sur laquelle s'ouvraient neuf portes. La colonie crut en renommée et en puissance à l'époque du tyran Théron (488-471 av. J.-C.), vainqueur des Carthaginois à Himère en 480 av. J.-C. et, surtout, pendant les années de la démocratie (471-406 av. J.-C.), instaurée par le philosophe d'Akragas Empédocle. C'est à cette époque que furent construits la série extraordinaire de temples en style dorique de la colline méridionale.

Un deuxième conflit contre les Carthaginois marqua la fin d'une époque de prospérité et en 406 av. J.-C. la ville fut détruite. Plus tard, Akragas connut une nouvelle phase de développement avec l'arrivée (entre 338 et 334 av. J.-C.) de colons grecs commandés par Timoléon, mais elle ne parvint plus à la puissance d'autrefois et sa destinée fut liée aux résultats de la lutte entre Rome et Carthage pour le domaine de la Méditerranée. Au cours des guerres puniques, Akragas servit de base aux Carthaginois dans leur lutte contre les Romains qui, en 210 av. J.-C., l'assujettirent en changeant son nom en Agrigentum.

Sous la domination des Romains la ville connut une nouvelle phase de prospérité liée aussi au commerce du soufre (IIe-IVe siècle ap. J.-C.). A l'époque chrétienne, sur la Colline des Temples, on assiste à la création de plusieurs églises et de cimetières.

Quand, en 829, la ville fut prise par les Arabes, les quartiers d'habitation s'étaient déjà transférés sur la Colline de Girgenti, dont la dénomination dérive du nom médiéval de la ville (de l'arabe Gergent ou Kerkent), où s'étend aujourd'hui l'habitat d'Agrigente.



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